Saint-Philibert
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Allons à la cabane !

 

Allons à la Cabane à Paul 

En 1947, Paul-Eugène Larochelle de Saint-Prosper a acheté la cabane à sucre de Joseph-Eugène Caron. Dans les premières années, elle fut à l’usage exclusif de la famille Larochelle. Néanmoins, petit à petit, Paul-Eugène L. ajouta des rallonges à sa cabane à sucre et vers 1960-65 ont commencé les repas à la cabane. Il a pu y recevoir pour des repas et fêtes à la cabane de 100 à 150 personnes certaines fins de semaine donc celles de Pâques.

Qui dit autant de repas dit également un bon cuisinier (cook) pour l’apprêter. Il engageait alors un cook de chantiers qui, en avril, revenait de son hiver dans un camp de bûcherons. André Drouin de Saint-Philibert fut de ceux-là. Son épouse Rachel Auclair raconte:« André a commencé à la cabane au printemps 77-78 pendant 6 années. Il servait de 100 à 150 repas pendant la fin de semaine de Pâques et ça c'est à part du souper. Il venait un autobus de Jackman presqu'à chaque année. Pendant la saison, il recevait aussi 2 ou 3 autobus du Saguenay (Lac St-Jean)…on peut dire que ça roulait fort!».

Paul-Eugène Larochelle a été l’un des premiers au Québec à installer un système de tubulure pour ramasser l’eau d’érable. Quelque part entre 1975 et 1979, une équipe de l’émission bien connue de Radio-Canada La Semaine verte est venue faire un reportage et y filmer le système de collecte de l’eau d’érable.

Peu à peu, avec les années, il était de plus en plus difficile de trouver de bons cooks et finalement M. Larochelle vieillissant décida de ne plus servir de repas. Sa cabane à sucre si populaire redevint une cabane pour leur usage familial seulement.Paul-Eugène Larochelle fit son dernier entaillage au printemps 1995 et vendit ensuite son érablière. Aujourd’hui, une grande partie des installations de cette époque a été démolie et c’est maintenant une érablière familiale.

Paul-Eugène Larochelle était agriculteur à Saint-Prosper et également contracteur. Sur la terre de l’érablière de Saint-Philibert, il y avait également un grand champ que lui et sa famille venaient récolter à chaque été. Paul-Eugène Larochelle est décédé en février 2012 à l’âge de 92 ans. Il avait épousé Germaine Goudreault et ils eurent 11 enfants
 

 

 

Allons à la cabane chez André Loignon

André Loignon et sa famille font toujours les sucres à l’ancienne. En effet, l’eau d’érable est recueillie à la chaudière et transportée à la bouilleuse sans tubulure. C’est une cabane à sucre familiale qui permet à toute la famille, du plus vieux au plus jeune, de participer à une activité séculaire et à y emmagasiner de beaux et sucrés souvenirs. Leur cabane est sucre est située sur la terre familiale du rang Langevin.

Comme une photo vaut mille mots comme le dit l’adage, voici quelques photos de leurs souvenirs familiaux à la cabane.

 

 

Allons à la cabane chez Carmelle Loignon

Carmelle Loignon (Philippe) possède une érablière de 2 000 entailles qu’elle exploite depuis plus de 40 ans de manière traditionnelle. De ce fait, le 28 septembre 2014, elle a été honorée par le Programme de valorisation des porteurs de Traditions de la Société québécoise d’ethnologie.

Voici un résumé du texte de présentation de l’œuvre de madame Loignon, rédigé par monsieur Bernard Genest, lors de la remise de son certificat de reconnaissance (voir photo no 2) au Musée Marius-Barbeau de Saint-Joseph.

C’est en effet depuis son enfance qu’en voyant son père travailler à la cabane qu’elle a appris à bouillir. Sa cabane à sucre, construite vers 1950, a conservé son aspect d’origine. La seule concession faite à la modernité est un vieux tracteur de 1951 acheté en 1999 pour remplacer le cheval. La récolte de la sève des 1 000 érables entaillés se fait toujours à la chaudière et maintenant avec le tracteur. La bouilleuse n’a pas de dôme et elle n’utilise pas de séparateur ni de presse pour filtrer. Elle emploie encore des bonnets de feutre.

Alors que 3 de ses 4 enfants demeurent hors-Québec, la cabane à sucre familiale demeure un lieu de rassemblement printanier. Madame Loignon n’a qu’un objectif soit celui de transmettre cet héritage matériel et immatériel à sa descendance.

 

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